Le ska

Musique précèdant le rocksteady apparue en Jamaïque en 1960, avec l’industrialisation, d’un mélange de rock n’ roll, de soul et de rhythm and blues, de boogie-woogie, de gospel, de mento, de jazz, de scat, de calypso, de merengue, de musiques africaine et cubaine… D'abord appellé « staya staya » puis ska, certains affirment que ces noms sont nés du son que produit la façon sèche de plaquer des accords sur la guitare.

Ses temps sont très marqués par l’ensemble rythmique basse / batterie et une section de cuivres très présente. Ce rythme syncopé basé sur le contretemps est marqué par un temps fort sur les deuxième et quatrième temps. Le jeu de guitare upbeat correspond au contretemps du R&B et au piano du boogie. Les cuivres sont ajoutés pour les solos de jazz, ainsi qu’une contrebasse très en avant, comme pour le merengue, le calypso et le mento. Souvent, les morceaux joués sont des instrumentaux, frénétiques et soutenus. Ponctué au fil des années par des onomatopées issues du scat, il fait aussi fureur dans les sounds systems où les gens viennent skanker.

En 1979, le ska devient anglais et « two-tone » avec un damier noir et blanc et un look caractéristique, avec en tête de file Madness et son nutty sound. Le ska de 1985, quant à lui, est qualifié de revival avec en particulier the Trojans. Dans les années 90, il se métisse avec d’autres styles tels que le punk, le hardcore ou le funk. De nos jours, le ska est considéré comme la danse et la musique traditionnelle jamaïcaine.

Au-delà des époques et des dérives commerciales de certains groupes, le ska reste né pour faire danser et sourire l’homme de la rue devant les difficultés quotidiennes, et portera toujours son message de tolérance et d’espoir en restant avant tout une musique de combat, de fête et de danse.